Pour financer l'achat de votre habitation, vous pouvez faire appel à tous les crédits mobilisables : prêts bancaires et PEL, bien sûr, mais aussi Éco-prêt, 1 % logement... Un plan de financement bien étudié est toujours gagnant !
Il existe toutes sortes de formules, mais le principe des crédits dits "du secteur libre" est que les établissements prêteurs peuvent en fixer librement les taux et les bénéficiaires. Le conseil le plus évident est de faire jouer la concurrence, mais commencez toujours par votre banquier : les prêts à taux privilégiés sont souvent réservés aux bons clients. Faites ensuite réaliser des simulations par différents établissements. Comparez-les soigneusement et n'oubliez pas qu'il est très souvent possible de négocier certains postes : frais de dossier, indemnités pour remboursement anticipé...
Il offre, comme son nom l'indique, un taux unique fixé pour toute la durée du prêt, qui peut être de 7, 12, 15, 20 ans, voire plus. Une durée trop courte entraînant des mensualités très élevées, il est préférable d'opter pour une durée plus longue, quitte à réaliser des remboursements anticipés si vous avez des revenus exceptionnels.
Un prêt à taux fixe est sans surprise : chacune des échéances est connue à l'avance, la mensualité de remboursement sera du même montant du début à la fin, et vous connaissez dès sa souscription le coût total du crédit. C'est une formule rassurante.
Depuis l'automne 2009, on revoit fleurir des propositions sous les 3 % hors assurance, ce qui ne s'était pas vu depuis de longs mois. Ce type de taux varie en fonction de l'évolution du marché financier. Le taux proposé au départ est moins élevé que pour un crédit à taux fixe. Il est valable pour une certaine durée, en général un an. Ensuite, il évolue suivant un indice de référence prévu au contrat. Le taux de départ peut diminuer et réduire vos échéances, mais il peut aussi augmenter et accroître le montant des mensualités ou la durée de remboursement.
C'est pourquoi, si vous vous tournez vers un prêt à taux variable, mieux vaut le choisir "capté", c'est-à-dire comportant des butoirs qui limitent les possibilités de hausse. Par exemple, si l'indice de référence remonte, un emprunteur ayant souscrit un prêt initial de 2,80 % et un "cap" de + 2 points verra, dans le pire des cas, son taux porté à 4,80 %. Bien sûr, si l'indice vient à baisser, il profitera de cette baisse.
Le prêt capté permet ainsi de bénéficier au départ d'un taux plus bas qu'avec un taux fixe, sans courir de risques excessifs. Une sécurité qui se paie par un taux légèrement plus élevé que pour un taux variable non capté.
Pour comparer taux fixe et taux variable capté, demandez une simulation à la banque en vous plaçant dans la situation la plus défavorable. Faites appliquer ainsi le taux maximal dès la première révision. Vous mesurerez mieux le risque encouru avec un taux variable capté.
Les prêts attachés à un Plan d'Épargne Logement (PEL) ou à un Compte d'Épargne Logement (CEL) sont susceptibles de financer, outre l'achat d'une maison, tous les travaux de réparation ou d'amélioration dans une résidence principale ou secondaire. Ils peuvent être ouverts simultanément. Les deux produits fonctionnent différemment, mais donnent tous les deux le droit à souscrire un emprunt.
Le Plan d'Épargne Logement (PEL) est une épargne qui produit un intérêt et permet d'obtenir un prêt immobilier à un taux privilégié. Le PE L doit faire l'objet d'un contrat écrit passé entre une personne physique et un établissement de crédit ayant passé une convention avec l'État.
Tout particulier peut ouvrir un Plan d'Épargne Logement, qu'il soit majeur ou mineur, marié ou célibataire. Chaque membre d'une même famille peut avoir un PE L. Toutefois, il ne peut être ouvert qu'un seul PE L par personne. Un PE L peut être ouvert par un titulaire d'un Compte Épargne Logement (CEL), à condition d'effectuer cette démarche dans le même établissement bancaire.
Le versement initial est de 225 € minimum et les versements périodiques doivent être d'un montant annuel d'au moins 540 €, sous la forme de versements mensuels (45 € minimum), trimestriels (135 &euro minimum), ou semestriels (270 &euro minimum).
Le plafond des dépôts est de 61 200 €.
La durée minimale de l’épargne est de 4 ans.
La durée maximale d’un PEL est de 10 ans (plus aucun versement n’est alors permis).
La rémunération du PEL est constituée d’intérêts bancaires et d’une prime d’État, plafonnée à 1 525 €.
Pour les PEL ouverts à compter du 12 décembre 2002 (contrairement aux PEL ouverts avant le 11 décembre 2002 inclus), le versement de la prime est lié à la réalisation du prêt.
Les sommes déposées rapportent pour les plans souscrits des intérêts au taux de 3,50 % (prime incluse) ou au taux de 2,50 % (hors prime d'État), depuis le 1er août 2009. Ce taux d'intérêt est calculé par la Banque de France les 15 janvier et 15 juillet de chaque année.
Les intérêts sont exonérés de l’impôt sur le revenu. Ils sont capitalisables, c’est-à-dire qu’au 31 décembre de chaque année, ils viennent s’ajouter au capital épargné et deviennent producteurs d’intérêts supplémentaires. Au terme du contrat, les intérêts et la prime de l’État sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 12,1 % (11 % avant le 1er janvier 2009).
PEL de plus de 10 ans. Depuis le 1er janvier 2006, le précompte des prélèvements sociaux sur les produits (intérêts et primes d’épargne) des PEL de plus de 10 ans n’est plus effectué lors de la clôture de ces plans mais suivant des modalités qui diffèrent selon que les PEL ont été ouverts avant ou à compter du 1er avril 1992.
PEL de plus de 12 ans. Les intérêts des plans d’épargne logement de plus de 12 ans, ou dont le terme est échu pour les plans ouverts avant le 1er avril 1992, sont désormais soumis à l’impôt sur le revenu. Cette mesure s’applique aux intérêts acquis à compter du 1er janvier 2006.
Si les sommes déposées sur le PEL sont retirées moins de 3 ans après la date du premier versement, le droit au prêt et à la prime est perdu. Si le retrait se fait entre la 3ème et la 4ème année, le bénéfice des dispositions du plan est conservé mais le montant de la prime est réduit de moitié.
Le prêt permet :
Le logement doit servir de résidence principale soit à l’emprunteur, soit à l’un de ses ascendants ou à l’un de ses descendants. S’il s’agit d’une résidence secondaire, celle-ci doit être utilisée par le bénéficiaire du prêt à titre personnel et familial. Toutefois, elle peut, à titre occasionnel et sur une période limitée, faire l’objet d’une location (location saisonnière, par exemple).
Un prêt peut être obtenu pour financer des travaux dans une résidence principale ou secondaire. Cependant, des travaux dans une résidence ne peuvent être financés simultanément dans une résidence principale ou secondaire avec l’achat d’une résidence principale ou secondaire.
Le PEL peut financer des travaux :
La demande de prêt est possible dès que le plan a 4 ans d’existence.
Montant maximum du prêt : 92 000 €.
Durée du prêt : de 2 à 15 ans.
En cas de cumul de CEL et PEL détenus par un même titulaire, le montant maximum du prêt peut atteindre 92 000 €.
Taux d’intérêt : : 4,20 % pour les plans ouverts depuis le 1er août 2003, 4,97 % pour les plans ouverts entre le 1er juillet 2000 et le 31 juillet 2003, 4,31 % pour les plans ouverts entre le 26 juillet 1999 et le 30 juin 2000, 4,60 % pour les plans ouverts entre le 9 juin 1998 et le 25 juillet 1999, 4,80 % pour les plans ouverts entre le 23 janvier 1997 et le 9 juin 1998, 5,54 % pour les plans ouverts entre le 7 février 1994 et le 22 janvier 1997, 6,32 % pour les plans ouverts entre le 16 mai 1986 et le 7 février 1994.
Le Compte Épargne Logement (CEL) est un compte sur livret qui produit un intérêt et qui permet d'obtenir un prêt immobilier à un taux privilégié. Tout particulier peut ouvrir un Compte d'Épargne Logement, qu'il soit majeur ou mineur, marié ou célibataire. Chaque membre d'une même famille peut en avoir un, mais il ne peut être ouvert qu'un seul compte par personne.
Le versement initial est de 300€, et le montant minimum des versements ultérieurs annuels est de 75 €.
Des versements et des retraits peuvent être effectués à tout moment, mais le compte doit toujours disposer d'un solde de 300 €. À défaut, le compte est clôturé.
Le montant maximum de l’épargne est fixé à 15 300 €.
Les sommes déposées sur le compte rapportent, hors prime d'État, des intérêts au taux de 0,75 % depuis le 1er août 2009 (contre 1,25 % avant cette date).
Ce taux d'intérêt est calculé par la Banque de France les 15 janvier et 15 juillet de chaque année.
Les intérêts du CEL sont capitalisables, c'est-à- dire qu'au 31 décembre de chaque année, ils viennent s'ajouter au capital épargne et deviennent producteurs d'intérêts supplémentaires. Les intérêts sont exonérés de l'impôt sur le revenu, mais sont soumis aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS ) au taux de 12,1 % depuis le 1er janvier 2009 (11 % avant cette date).
Le prêt peut être obtenu pour :
Le financement avec un prêt épargne logement d’une résidence principale ne peut être utilisé également pour le financement d’une résidence secondaire.
Un prêt pour une autre résidence est possible seulement si le premier prêt a été entièrement remboursé.
Le logement doit servir de résidence principale soit à l’emprunteur, soit à l’un de ses ascendants ou à l’un de ses descendants.
Un prêt peut être obtenu pour financer des travaux dans une résidence principale ou secondaire. Cependant, l’achat du logement doit avoir été effectué avant le financement du prêt pour travaux.
Le CEL peut financer des travaux :
La demande de prêt est possible si le livret dispose :
Le montant du prêt dépend de sa durée et des intérêts acquis pendant la phase épargne. Son montant maximum est de 23 000 €.
La durée du prêt est de 2 à 15 ans.
Le taux d’intérêt du prêt :3 % pour les prêts souscrits depuis le 1er août 2003,3,5 % pour les prêts souscrits entre le 1er juillet 2000 et le 31 juillet 2003,3 % pour les prêts souscrits entre le 1er août 1999 et le 30 juin 2000, 3,5 % pour les prêts souscrits entre le 16 juin 1998 et le 31 juillet 1999, 3,75 % pour les prêts souscrits entre le 12 février 1994 et le 15 juin 1998, 4,25 % pour les prêts souscrits entre le 16 mai 1986 et le 15 février 1994.
Une prime de l’État est accordée en fin de période d’épargne lors de la réalisation du prêt. Le montant maximum de cette prime est de 1 144 €. Cette prime est exonérée de l’impôt sur le revenu, mais est soumise aux prélèvements sociaux au taux de 11 % à partir du 1er janvier 2005.
En cas de décès du titulaire d’un CEL, les héritiers ou légataires peuvent obtenir le prêt ou la prime d’épargne dans les mêmes conditions que le titulaire du compte.
Pour prétendre à ce prêt, vous devez être salarié d’une entreprise privée employant au moins 10 salariés. C’est en effet à partir de cet effectif que votre employeur est dans l’obligation de cotiser au titre de la participation à l’effort de construction : il doit alors consacrer 0,45 % de la masse salariale au logement de ses salariés (et non plus 1 % comme par le passé, même si le nom du prêt n’a pas changé).
Elle est de 5 à 20 ans avec un taux d'intérêt de 1,5 % hors assurances, sans aucun frais de dossier. Dans le neuf, ce prêt peut être utilisé pour l'acquisition ou pour une construction, sans pouvoir dépasser 50 % du coût de l'opération. Dans l'ancien, le logement doit avoir plus de 20 ans et les travaux envisagés doivent représenter au moins 20 % du prix de revient final.
Vous devez déposer votre demande de prêt dans votre entreprise. On vous remettra une fiche à remplir que vous devrez soit lui rendre, soit envoyer directement à l'organisme collecteur dont elle vous communiquera l'adresse. Si votre demande de prêt est acceptée, l'organisme collecteur vous enverra une offre de crédit soumise à la loi Scrivener.
Il faut savoir que le prêt n'est pas systématiquement accordé. À cela, plusieurs raisons. L'employeur peut tout simplement refuser votre demande car il a le libre choix de l'utilisation de ses fonds, et donc de la catégorie de salariés qu'il souhaite faire bénéficier de cet avantage. Il a également la possibilité de prendre en considération la situation familiale ou choisir de réserver des logements locatifs plutôt que d'attribuer des prêts. Enfin, votre employeur peut ne pas être en mesure de vous donner satisfaction, parce qu'il aura déjà épuisé ses fonds alloués au 1 %.
Le montant est fixé par l'organisme collecteur avec l'accord de l'employeur. Selon les régions, son plafond varie de 11 200 ? à 17 600 ? (à Paris).
À noter: Le 1 % n’est pas lié au contrat de travail et, en cas de rupture de ce dernier, nul ne peut vous obliger à un remboursement par anticipation.
Il s’applique aux prêts émis à compter du 1er avril 2007 par les établissements prêteurs ayant passé une convention avec l’État. Ce prêt sans intérêt permet de financer en partie la construction ou l’acquisition d’un logement neuf ou ancien (avec ou sans travaux).
Ce sont des personnes physiques qui accèdent à la propriété pour la première fois. L'emprunteur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, au cours des 2 dernières années précédant l'offre de prêt.
Il est determiné en fonction :
Les revenus pris en compte sont appréciés à partir du revenu fiscal de référence. Sont ajoutées à ce montant les ressources des personnes non rattachées au foyer fiscal, mais devant occuper le logement à titre de résidence principale.
Depuis le 1er avril 2008, les revenus pris en compte sont ceux de :
Le prêt à taux zéro sert à financer l’acquisition d’une résidence principale, autrement dit un logement occupé au moins 8 mois par an, sauf en cas d’obligation de déplacement liée à l’activité professionnelle, de raison de santé ou en cas de force majeure.
Le logement doit répondre à des normes de surface et d’habitabilité précises. Le respect de cette condition est apprécié au jour de l’entrée dans les lieux de l’emprunteur.
Lorsque l’acquisition porte sur des immeubles achevés depuis plus de 20 ans, un état des lieux relatif à la conformité du logement aux normes de surface et d’habitabilité doit être établi par un professionnel indépendant de la transaction. Si des travaux de mise aux normes sont nécessaires, le prêt à taux zéro peut les financer à condition qu’il serve à leur réalisation.
Pour obtenir un prêt à taux zéro, l’occupation du logement doit être effective dans un délai de 1 an maximum suivant soit la déclaration d’achèvement des travaux, soit l’acquisition du logement si celle-ci est postérieure.
Le prêt à taux zéro peut être cumulé avec le Prêt d'Accession Sociale (PAS), le Prêt Conventionné (PC), le prêt 1 %, le Prêt d'Épargne Logement (PEL), le prêt bancaire.

Le montant du prêt accordé est limité.
Pour les opérations servant à financer l'acquisition d'un logement ancien : 20 % du coût de l'opération, (porté à 30 % dans les zones urbaines sensibles ou dans les zones franches urbaines définies par la loi du 4 février 1995), ou 50 % du ou des autres prêts finançant la même opération.
Il ne doit pas dépasser un plafond variable en fonction du nombre d'occupants, de la localisation et du caractère du logement.


Pour les opérations servant à financer l'acquisition ou la construction d'un logement neuf : 30 % du coût de l'opération (porté à 40 % dans les zones urbaines sensibles ou dans les zones franches urbaines) pour les prêts émis du 15 janvier 2009 au 30 juin 2010, ou encore 100 % du ou des autres prêts consentis pour cette même acquisition.


Le montant de l’opération retenu est lui-même plafonné en fonction du nombre de personnes destinées à occuper le logement, de la zone géographique. Ces montants s'appliquent aux demandes de prêt effectuées entre le 15 janvier 2009 et le 30 juin 2010.
À compter du 1er juillet 2010
Le prêt à taux zéro n'est plus doublé mais seulement augmenté de moitié, et les montants plafonds applicables seront ceux qui étaient en vigueur avant le 15 janvier 2009.


Le prêt à taux zéro peut être accordé pour financer les opérations suivantes :
Le prêt à taux zéro peut être majoré lorsqu'il est utilisé pour financer la construction ou l'achat d'un logement neuf pour lequel l'emprunteur peut justifier de l'obtention du label "Bâtiment Basse Consommation énergétique BBC 2005".
La majoration concerne les demandes de prêt effectuées à compter du 30 novembre 2009 et peut atteindre 20 000 ? (en fonction du nombre de personnes occupant le logement).
Les plafonds de ressources pris en compte pour bénéficier d'une majoration ne sont pas les mêmes que pour l'obtention du prêt à taux zéro de base.

Ce dispositif novateur est issu des accords du Grenelle de l'environnement passés entre le gouvernement, les professionnels du bâtiment et les représentants des particuliers.
Il est accordé sans condition de ressources à tous les propriétaires occupant leur logement ou le mettant en location. En revanche, le logement concerné doit réunir certaines exigences. Il doit avoir été achevé avant le 1er janvier 1990, un seul éco-prêt peut être souscrit par logement et les travaux doivent être terminés dans les deux ans suivant l'obtention du prêt.
L'éco-prêt est cumulable avec le crédit d'impôt développement durable pour 2010, à condition que les revenus du ménage ne dépassent pas 45 000 €.
Pour composer un "bouquet de travaux" éligible à l'éco-prêt à taux zéro, vous devrez choisir parmi la liste établie par les pouvoirs publics:
Autre option, chercher à améliorer la performance énergétique globale de votre logement construit entre le 1er janvier 1948 et le 1er janvier 1990. Il faudra faire réaliser au préalable une étude thermique.
Vous pourrez aussi bénéficier de ce prêt pour la réhabilitation d'une fosse septique. Le montant emprunté varie de 10 000 € (cas d'une fosse septique) à 30 000 € (bouquet de 3 types de travaux), 20 000 € pour un "bouquet de 2 types de travaux".
Plafond de l'éco-prêt :
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'ADEME : www.ademe.fr
Le Prêt Conventionné (PC) est un prêt à taux plafonné accordé sans condition de ressources. Toutefois, pour les personnes dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds, il existe un autre prêt conventionné à vocation sociale, le Prêt à l’Accession Sociale (PAS).
Il permet de bénéficier de frais de dossier et de notaire réduits, ce qui est loin d’être négligeable, mais, pour le reste, ses caractéristiques et ses conditions d’octroi sont les mêmes que pour un Prêt Conventionné. Depuis le 1er décembre 2008, les taux des PAS (6,15 % au maximum pour un prêt dont la durée est inférieure ou égale à 12 ans) et PC (6,75 % au maximum pour un prêt dont la durée est inférieure ou égale à 12 ans) ne sont pas forcément avantageux puisqu’ils dépassent encore les taux des prêts immobiliers classiques. Leur intérêt est ailleurs.
Vous pouvez bénéficier d'un PC ou d'un PAS à la condition qu'il soit consacré à l'acquisition ou à la rénovation d'une résidence principale, qu'il s'agisse d'un logement neuf (terrain et construction) ou ancien.
Ils peuvent être accordés pour financer des travaux d'agrandissement de la surface habitable d'au moins 14 m2. Une fois les travaux réalisés, le logement devra être conforme aux normes d'habitabilité : 9 m2 pour une personne seule, 16 m2 pour deux, augmentés de 9 m2 par personne supplémentaire.
Il peut représenter 100 % du prix du logement ou du prix de revient (achat + travaux) et aucun apport personnel n'est exigé. De plus, ils peuvent ouvrir droit à l'Aide Personnalisée au Logement (APL) et bénéficient de frais d'inscription d'hypothèque réduits.
PC et PAS peuvent aussi financer des travaux d'amélioration dans un logement de plus de 10 ans, ou des travaux liés à l'achat d'un logement ancien. Peuvent aussi être financés les travaux d'économie d'énergie dans un logement existant au 1er juillet 1981, ainsi que les travaux d'adaptation du logement aux besoins des personnes handicapées.
Celle-ci est comprise entre 5 et 25 ans. Elle peut être réduite ou allongée en cours de remboursement, mais ne peut excéder 30 ans. Les prêts étant distribués par les banques ayant signé une convention avec l'État (en pratique presque tous les établissements financiers), c'est auprès d'eux qu'il faut déposer votre demande. Les banques doivent vous proposer au moins un prêt à taux fixe et à échéances constantes et un prêt à taux révisable. Elles peuvent aussi vous proposer, et sans que cela ne vous coûte un centime de plus, un prêt mixte, c'est-à-dire comportant une partie à taux fixe et une partie à taux révisable. À ces taux s'ajoutent généralement des frais de dossier de l'ordre de 1 % du montant emprunté.
Pour bénéficier du PAS , vos revenus de l'année n- 2 (2008 déclarés en 2009 pour une demande en 2010) ne doivent pas dépasser les plafonds de ressources indiqués dans le tableau. L'avis d'imposition doit être fourni à l'appui de la demande de prêt. Comme pour le prêt à taux zéro, la composition de la famille s'apprécie à la date de la demande du prêt, et aucune distinction n'est faite entre couples mariés, pacsés ou vivant en concubinage.

Si vous avez les moyens de payer un loyer mais qu’acheter directement le logement dont vous avez envie représente une charge financière trop importante, deux possibilités s’offrent à vous.
Aujourd'hui, il est possible de différer l'acquisition du terrain en consacrant ses premières années de remboursement d'emprunt à l'acquisition de la maison.
Dans ce cas, le terrain est mis à votre disposition par la commune au moyen d'un bail à construction assorti d'une option d'achat. Le bail peut être gratuit ou assorti d'un loyer et vous pouvez acheter le terrain à tout moment. L'acquisition se fait à un prix convenu dès le début du bail à construction.
C'est un prêt conventionné soumis à conditions de ressources, qui permet de financer des opérations de location accession. Celles-ci se déroulent en deux temps :
Les durées de ces deux phases sont librement fixées entre l’opérateur et le locataire-accédant dans le contrat de locationaccession.
Pour en bénéficier, il faut que le logement constitue la résidence principale.
Si vous n’avez pas atteint la période minimale d’épargne nécessaire pour obtenir un prêt mais que vos travaux se révèlent plus urgents que prévu, vous pouvez demander la transformation de votre PEL en CEL. De ce fait, vous pourrez obtenir un prêt au bout de 18 mois d’épargne. Cette transformation peut être effectuée à tout moment. Dans ce cas, votre CEL sera réputé ouvert depuis la date d’ouverture du PEL. Bien entendu, vous perdez une partie de la rémunération acquise sur votre PEL puisqu’elle sera recalculée aux taux du CEL en vigueur à la date de transaction. En contrepartie, vous bénéficiez d’un prêt au taux avantageux. Si vous ne trouvez pas mieux sur le marché, cela peut s’avérer une opération financièrement intéressante.
En tant que propriétaire de votre résidence principale, vous pouvez bénéficier d’une subvention de l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH), si vos ressources ne dépassent pas certains plafonds, en fonction de la taille de la famille et de la zone géographique. L’ANAH encourage ainsi les travaux d’amélioration de la sécurité, de la salubrité et de l’équipement d’un logement : installation ou remplacement d’équipements sanitaires, d’une installation électrique ou de gaz, des systèmes de production d’eau chaude, isolation acoustique, élimination de l’amiante, diagnostics techniques, accessibilité au logement des personnes handicapées... En revanche, les travaux touchant au gros oeuvre sont rarement subventionnés ainsi que les travaux d’embellissement.
Depuis 2009, vous pouvez bénéficier d'une éco-subvention (de 20 à 35 % du montant de vos travaux dans une fourchette de 1 500 à 13 000 e) si vous faites réaliser des travaux de rénovation thermique de votre habitat par un professionnel. Dans certains cas, vous pourrez également bénéficier d'une éco-prime de 1 000 e.
Des aides moins connues, régionales ou personnalisées peuvent également soutenir votre investissement.
À noter : la demande de subvention doit être impérativement demandée avant que l'installation soit réalisée. En général, les subventions portent sur la main-d'oeuvre.
De nombreux salariés bénéficient d'une participation ou d'un plan d'épargne entreprise. Les sommes sont en principe indisponibles pendant 5 ans, mais vous pouvez demander leur déblocage par anticipation pour agrandir la surface habitable, ou encore pour remettre en état votre résidence principale endommagée à la suite d'une catastrophe naturelle.